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Qualité de l'eau et préservation des installations de chauffage

La qualité de l’eau joue un rôle important dans la préservation des installations de chauffage, c’est connu. Pour autant, les pratiques ne sont pas toujours à la hauteur et la généralisation des chaudières à condensation, parfois plus sensibles de par leur conception, nécessite de prévoir une gestion adaptée.

Des enjeux spécifiques pour les chaudières à condensation

Ces chaudières se caractérisent par une capacité en eau assez réduite, avec des sections de passage optimisées et plus étroites qu'auparavant qui s'accommodent mal d'une eau chargée en particules. L'eau ne véhicule pas que des calories ! L'installation d'une telle chaudière sur des réseaux anciens augmente ainsi sensiblement le risque d'embouage : 1mm de dépôt dans le corps de chauffe génère de l'ordre de 8% de perte d'échange. C'est autant de calories perdues.

Cerise sur le gâteau, le fait que les réseaux fonctionnent à plus basse température favorise la création de boues organiques d'origine bactérienne. Et les dépôts augmentent les risques de corrosion (corrosion « sous dépôt ») !

Bien que limités en théorie, il faut noter que les risques de corrosion sont réels et dépendent des alliages utilisés ainsi que du niveau d'acidité de l'eau (pH) circulant dans le générateur. Les chaudières en fonte d'aluminium sont plus sensibles au pH de l'eau que les chaudières inox. Mais ces dernières présentent par contre des sections de passage généralement plus faibles. Gare au colmatage des tuyaux !

La corrosion peut entrainer un percement en moins trois ans dans les cas extrêmes. Les fabricants excluent de leur garantie tout dommage causé par une qualité d'eau inadéquate. Les notices constructeurs précisent les paramètres de qualité d'eau à respecter (dureté et acidité).

Protection des installations en exploitation

La protection passe par deux types de moyens :

  • la filtration mécanique via les groupes clarificateurs intégrant à la fois une poche filtrante et un barreau magnétique. Une solution efficace dans la plupart des cas pour éliminer les particules métalliques et les impuretés solides formant des boues. Bien évidemment, ces systèmes doivent être nettoyés régulièrement pour rester efficients.
  • procéder une à deux fois par an à une analyse d'eau afin d'injecter le cas échéant des solutions chimiques permettant de corriger ses caractéristiques physico-chimiques (acidité, dureté, concentration en métaux dissous).

Lors de toute mise en service d'un générateur, un lessivage des réseaux neufs ou un désembouage complet par action mécanique ou chimique (réseaux existants) sera également indispensable pour permettre une application de la garantie et éviter toute déconvenue.


D'une manière générale, il est préconisé d'effectuer un désembouage complet des réseaux et radiateurs tous les 7 à 10 ans (5 ans pour les planchers chauffants).

Retour d'expérience : Grenoble traite son eau pour éviter les pannes

Ayant dû faire face à la casse d'une chaudière à condensation un an après son installation, (corps de chauffe complétement colmaté), la ville de Grenoble a renforcé sa logique préventive :

  • Filtration mécanique facile d'entretien, « Azwatt-TIGR », qui permet d'effectuer un nettoyage en 5 minutes sans ouverture de la cuve et sans risque de salissure pour l'exploitant.
  • Remplissage des installations en eau adoucie (tH=0) depuis 10 ans. Soit via un adoucisseur dédié à la production d'eau sanitaire, ou un adoucisseur mobile si l'installation ne fait que le chauffage (raccordement temporaire sur l'arrivée d'eau).
  • Analyse de l'eau de toutes les installations deux fois par an.

Cette gestion préventive mise en place permet ainsi de limiter les besoins de traitement.

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