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Le Conseil en Energie Partagé

Auprès des petites communes de la métropole

Au 1er janvier 2020, l'ALEC assure une mission de Conseil en Energie Partagé (CEP) pour 27 communes de moins de 8 000 habitants ainsi qu'un Syndicat intercommunal.

Cet accompagnement spécifique, gratuit, conduit chaque année à la remise d'un rapport synthétisant la situation énergétique de la commune, ses émissions de CO2 , mais aussi des préconisations d'études ou de travaux.
Tout au long de l'année, il s'agit d'effectuer un suivi de consommations grâce à l'analyse des factures liées au patrimoine bâti, aux véhicules et l'éclairage public. Une fois l'état des lieux de « qui consomme quoi » établi, un travail d'analyse est mené afin de repérer les bâtiments les plus consommateurs ou ceux ayant une consommation croissante. Des rencontres avec les services techniques et des visites de terrain permettent ensuite d'interpréter ces résultats et de proposer des actions correctives.

Si les solutions et les préconisations se révèlent complexes, l'ALEC préconise l'implication d'un bureau d'étude tout en accompagnant la commune dans cette démarche : élaboration du cahier des charges, lancement de la consultation...

Pour mieux comprendre les objectifs du CEP, consulter le dossier de l'ALEC n°10 "Suivre les consommations énergétiques, comment, pourquoi ?".

 
Communes bénéficiant du service "Conseil en Energie Partagé"
Communes bénéficiant du service "Conseil en Energie Partagé"Communes bénéficiant du service "Conseil en Energie Partagé"

Bilan métropolitain 2005-2018

En 2020, l'ALEC a réalisé le bilan global des consommations, dépenses et émissions de GES (gaz à effet de serre) du patrimoine de l'ensemble des communes de la métropole suivie depuis 2005 dans le cadre du service CEP.


En 15 ans le nombre de communes suivies en CEP et le nombre d'habitants correspondant ont doublé. À ce jour, 27 communes sur les 42 éligibles sont adhérentes au service CEP.

Toutes les données de ce bilan sont pondérées au nombre d'habitants de chaque commune. Cette méthode permet de comparer les données de manière cohérente bien que le périmètre des communes suivies ait évolué au fil des années.


Une correction climatique est appliquée à l'ensemble des consommations d'énergie et émissions de GES afin de s'affranchir de l'effet des variations annuelles de température sur la consommation (correction à 2500 DJU).

-> Des consommations qui baissent

En 2018, la consommation énergétique moyenne par habitant est de 463 kWh par habitant. Cette valeur n'a cessé de diminuer depuis 2005, pour les bâtiments (-1,6 %/an) et de manière encore plus spectaculaire pour les véhicules et l'éclairage public (-2,5%/an pour ces 2 catégories).

Ces résultats traduisent les efforts des communes en matière d'économies d'énergie (rénovation énergétique des bâtiments, extinction nocturne de l'éclairage public, ...) mais aussi l'évolution des réglementations thermiques successives, les progrès technologiques (LED pour l'éclairage public, motorisations moins consommatrices). Le parc de véhicules a aussi été significativement réduit en 2015 dans le cadre du transfert de compétence à la métropole.

   

-> Des prix qui grimpent

Les prix de l'énergie ont connu une très forte hausse de 2005 à 2015. Ces augmentations ont ensuite connu un répit pendant quelques années due à la baisse des cours du pétrole et grâce à l'ouverture des marchés de l'énergie mais la tendance repart à la hausse et la répercussion de la taxe carbone (déjà programmée jusqu'en 2023) va accélérer cette hausse.

   

-> Malgré les économies d'énergie, les dépenses augmentent

La dépense moyenne en énergie a augmenté de 2,5%/an de 2005 à 2018. La baisse continue des consommations n'a donc pas permis de contenir l'inflation énergétique. Pour autant, les communes ont limité la hausse de leur budget énergétique sur cette période.
Entre 2015 et 2018, la relative stabilité du prix du gaz et de l'électricité dans les bâtiments (énergies représentant environ 75% de la consommation totale) a permis de rendre visible les économies d'énergie sur la facture.
La dépense évitée entre 2015 et 2018 peut être calculée grâce aux économies d'énergie générées pendant ces 4 ans par rapport à 2014. C'est ce qu'illustre le graphique ci-dessous.

Pour les 16 communes suivies en CEP par l'ALEC de manière ininterrompue de 2005 à 2018, la dépense évitée entre 2014 et 2018 est ainsi estimée à 850 000 euros. Cela correspond pour une commune de 3 000 habitants, à une dépense évitée d'environ 11 700€ par an en moyenne sur cette période.

   

-> Émissions et mix énergétique

Entre 2005 et 2018, le taux de CO2 émis par habitant pour le patrimoine communal a diminué encore plus rapidement que les consommations : -33% (alors que les consommations ont baissé de -24%). Ceci s'explique par :

  • le taux de recours au fioul qui a baissé drastiquement : 7% de l'énergie consommée en 2005 contre 2% en 2018 ;
  • le développement de l'énergie bois (plaquettes et granulés) qui a augmenté de 0 à 3% ;
  • le contenu en CO2 du réseau de chaleur métropolitain est passé de 220g/kWh en 2005 à 100g/kWh en 2018 ;
  • La diminution de la consommation des carburants (-34%).

   

 

Répartition des consommations par énergie et par usage [kWh] :

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