Le chauffage au bois

En France, le bois est une énergie renouvelable à faible impact carbone, à condition d'avoir un appareil performant ! C’est également l'une des énergies de chauffage les moins chères. Il est donc souvent pertinent de passer au bois pour réduire ses factures et son empreinte carbone.

Les différents systèmes de chauffage au bois

  • La chaudière à granulés (ou plus rarement à bois bûches).
    Elle s’installe dans une maison disposant d’un système de chauffage centrale (radiateurs à eau ou plancher chauffant).

  • Le poêle ou l’insert à bûches
    Il sert généralement d’appoint à un autre système, car il ne chauffe que localement. Mais dans une maison très bien isolée et compacte, il peut parfois servir de chauffage principal.

  • Le poêle à granulés
    Il est plus facile d’utilisation que le poêle à bois car automatique et programmable.

  • Le poêle bouilleur
    Il chauffe localement comme un poêle classique mais est également relié à un ballon tampon qui permet de chauffer un réseau de chauffage central ou d’eau chaude sanitaire.

Chauffer au bois : quels avantages ?

Une énergie renouvelable, durable… locale

Première source d’énergie renouvelable en France, le bois est une ressource locale. En Auvergne-Rhône-Alpes, la forêt couvre 37 % du territoire Rhône-Alpes (Fibois Auvergne-Rhône-Alpes). L'utilisation du bois de chauffage valorise le patrimoine local et contribue à l’emploi local. Pouvoir compter sur une énergie disponible et proche apporte aussi une vraie diminution des émissions de carbone sur les transports, source de pollution de l'air.

Un choix économique

Face à la crise énergétique, le coût de la bûche a très peu évolué les 25 dernières années. Cette ressource reste sans conteste la plus économique.

Bois bûches : 7c€/kWh
Gaz réseau : 11c€/kWh
Électricité : 25c€ / kWh

Chiffres 2025. Sources : Picbleu
Une performance en nette progression

Aujourd’hui, un appareil performant a un rendement proche des 80 à 85 % (contre 45 % dans les années 90 selon Fibois), selon le modèle et le combustible (granulés ou bûches).

Un matériel de chauffage performant permet :

  • Plus d’économie et de performance : jusqu'à 2 fois moins de bois consommé
  • Plus de confort et de sécurité : une chaleur plus diffuse et un feu mieux maitrisé
  • Un plus pour votre santé : jusqu'à 10 fois moins d'émission de particules fines selon l'Ademe

Qualité et humidité du bois, types d’appareils, réglages, ramonage, techniques d’allumage… L’ALEC organise des ateliers bonnes pratiques pour continuer à vous chauffer au bois mais en polluant moins. Il est également possible d'emprunter un bois-kit pour mesurer l'efficacité de votre appareil et la qualité de l'air intérieur.

La Prime Air Bois, une aide de la Métropole pour changer votre appareil

© Grenoble Alpes Métropole

  • Consultez la page dédiée à la Prime Air Bois sur le site de la Métropole

FAQ sur le chauffage au bois

À Grenoble, au quotidien, la pollution de l’air est due à l'industrie

Il existe plusieurs types de pollutions causées par différentes sources. Au quotidien, dans la métropole de Grenoble, c'est la pollution aux particules fines qui est la plus problématique. Elle est due à l'industrie (12 %), aux transports (10 %) et mais surtout logement (73 %) avec le chauffage bois des particuliers*.

Les transports sont majoritairement responsables de la pollution au dioxyde d'azote, le deuxième polluant problématique de notre agglomération.

*Chiffres ATMO, 2025, émissions de particules PM 2,5, inventaire2024, données de 2022.

Avant de me coucher, je remplis mon foyer de bûches et je ferme les entrées d’air de façon à avoir des braises le lendemain matin.

Faire tourner son appareil au ralentit la nuit est polluant et surtout dangereux. D’une part, si les entrées d’air sont fermées, le bois n’a pas assez d’oxygène pour brûler. Il dégage alors des fumées épaisses qui encrassent le conduit. La suie qui se dépose sur les parois du conduit peut alors prendre feu. D’autre part, en se consumant au ralenti le bois dégage des gaz toxiques comme le monoxyde de carbone, qui est un gaz potentiellement mortel.

Allumer un feu, c’est facile : papier journal et petit bois

La technique traditionnel d’allumage, c’est de dresser un monticule de papier journal et de petit bois et l’enflammer par le dessous. Ça, c'était avant !

Découvrez la technique de l'allumage par le haut : plus efficace et moins polluant !

Dans ma cheminée, je peux tout brûler, y compris mes déchets

On ne peut pas brûler n’importe quoi dans un appareil de chauffage au bois.
Les emballages (briques de lait, plastiques d’emballages…) et le bois de récupération (vieux meubles, agglomérés…) sont à proscrire. En brûlant, ils dégagent des substances toxiques ou corrosives et encrassent les appareils.

Travaux, demandes d'aides... C'est compliqué !

La Métropole accompagne les ménages à travers le dispositif de la Prime Air Bois. Cette aide financière locale peut se cumuler avec des aides nationales ou des aides complémentaires de quelques communes de la métropole.

Exemple : Pour un ménage de 2 adultes et 2 enfants, revenus compris entre 35 et 45 000 euros

  • Poêle à granulés de 7 750 euros
  • Aides financières : 1 000 € Ma prime Rénov' + 2 000 € Prime Air Bois métropolitaine
  • Reste à charge : 4 750 euros

Contrairement aux idées reçues, les travaux et l'installation sont effectués en un ou deux jours. Les demandes d'aides doivent être faites avant de commencer les travaux et de signer les devis. Un contact en amont vous permettra également d'être conseillé par un technicien de l'ALEC qui vous aiguillera selon vos besoins (emplacement, régulation, ressource forestière à proximité...).

Une flambée dans une cheminée ouverte de temps en temps, c'est convivial et peu polluant

Convivial ? Pas quand cela devient dangereux pour la santé de mes proches !
La combustion de bois dans des foyers ouverts ou des appareils non performants, est à l’origine d’une forte pollution de l'air extérieur et peut également impacter l'air à l'intérieur du logement.

Dans la métropole grenobloise, 3 à 7% des décès (soit 114 morts environ) et 3 à 10 % des nouveaux cas de cancer du poumon sont imputables chaque année à la pollution aux particules fines.

Le chauffage au bois individuel est responsable d’une part importante des émissions de particules en suspension : environ 60 % en hiver et jusqu’à 75% lors d’une journée de grand froid.
Ces émissions sont essentiellement causées par les foyers ouverts et les appareils non performants, y compris lorsqu’ils sont utilisés de manière épisodique (agrément ou appoint).
Même utilisé rarement, le chauffage au bois moyennement performant participe donc à la pollution de fonds et à la création de pics de pollution.

Contact

Contactez l'équipe de l'ALEC pour des conseils et un accompagnement au dépôt de votre dossier de prime.

Par téléphone au 04 76 00 19 09 ou par