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Un nouveau DPE au 1er janvier 2026 pour favoriser le chauffage électrique

Publié le 30 janvier

Depuis le 1er janvier 2026, le mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) a changé. Cette révision permet d’améliorer l’étiquette de milliers de logements « passoires énergétiques ». Sur la métropole grenobloise, plus de 7000 logements sont concernés par l'évolution.

Depuis le 1er janvier 2026, la méthode de calcul du DPE et de l’audit énergétique intègre une nouvelle valeur du facteur de conversion de l’électricité.

La réforme vise à mieux tenir compte des spécificités du mix électrique français et à focaliser les efforts de rénovation énergétique sur les logements les plus émetteurs de gaz à effet de serre. Elle corrige une inégalité de traitement pénalisant les logements chauffés à l’électricité, énergie dont l'impact carbone est généralement plus faible, au profit du gaz ou du fioul importés. Ce changement peut entraîner une évolution de l’étiquette des logements (dont certains logements chauffés à l’électricité) sans nécessiter de nouveau DPE ou de nouvel AUDIT. Aucun logement ne verra son étiquette baisser.

En France, cela représente la sortie de 850 000 logements au statut de passoire énergétique (classe F ou G du DPE) parmi les 4,8 millions de passoires que comptait le parc de résidences principales en 2023.

La métropole grenobloise concentre un nombre important de passoires thermiques, en raison d’une forte proportion de bâtiments construits entre les deux guerres, période marquée par la perte des savoirs-faire et une construction massive. 7 200 logements dont une majorité d'appartements seraient concernés par l'évolution du mode de calcul du DPE.

Tous les DPE ou audits énergétiques édités à partir de du 1er janvier 2026 intégreront automatiquement le nouveau coefficient.

Les DPE édités en 2025 et avant resteront valables et pourront, le cas échéant, être mis à jour gratuitement, sans nouvelle visite du diagnostiqueur, sur le site internet de l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe.

Sources : ADEME, Ministères et Agence d'urbanisme de la région grenobloise